Tarendol

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Tarendol

Message par dieu60 le Lun 18 Juin - 23:01

De René Barjavel

Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois il ne les rouvrira plus.
Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant Jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle; heureuse d'être le terrain miraculeux où il sema cette graine qui a germé et qui pousse, jusqu'au jour où la moisson mûre quittera en la déchirant de joie et de sang.


Tout commence dans le collège que fréquente Jean Tarendol, fils d'une misérable paysanne et d'un père mort des complications de blessures reçues pendant la première guerre mondiale. Jean et ses amis de chambre, sont heureux du peu qu'ils ont. Il tombe amoureux de Marie, fille de la directrice de l'école des filles. La guerre est là, mais pas vraiment palpable dans l'insouciance de ces jeunes gens. Seulement voilà, après le décès d'un de leur jeune camarade (un des jumeaux de la pension), Tarendol, Fiston et Tudort somment Bernard, le coupable du traquenard qui causa la mort du petit de ne plus jamais remettre les pieds au collège.
C'est à partir de ce moment que Jean est "rattrapé" par le monde adulte. Une dénonciation à la Gestapo mais aussi aux maquis condamne Jean, Fiston et Tudort à l’exil. Fini les joies de l'adolescence, le village de campagne tranquille.
Mme Margherite, mère de Marie ne veut pas entendre parler de ce Jean, et envoie sa fille chez sa sœur. Mais Jean la suis, travaille aux champs durant tout l'été. Un été hors du temps, où les jeunes amoureux découvre l'amour, l'attirance des âmes et des corps.
Marie rentre chez ses parents, Jean "monte" à Paris pour y suivre des études d'architecte. Il s'y fait un ami peintre Bazzalo, travail chez un imprimeur pour gagner quelques sous, même si cette guerre ravageuse, destructrice réduit les gens à encore plus de misère qu'ils ne connaissaient.
Marie est enceinte, l'avoue à ses parents qui ne veulent pas d'un moins que rien pour gendre ni d'un petit enfant. Jean qui lui écrit pour lui dire qu'il viendra la chercher.
Et puis? Encore une fois tout bascule...

Seul "vrai roman" de Barjavel (mis à part "La peau de César", roman policier que j'ai déjà qualifié de raté..), on y retrouve le rythme de l'écriture, l'histoire d'amour, amour fou, amour charnel, amour inconditionnel. On retrouve également le sens du drame, le fait que l'humanité est pourri par le genre masculin en particulier, par le fait que les histoires d'amour intense ne peuvent que se finir mal. Une petite différence cependant par rapport à ses autres romans: la place étrangement grande du narrateur qui n'est autre que l'auteur du roman (donc on pourrait penser à Barjavel lui-même).
Autant dire que j'ai adoré Tarendol.





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TARENDOL

Message par Olia le Lun 18 Juin - 23:12

J'ai apprécié Barjavel avec "La Nuit des Temps" et je crois que ce livre sera le prochain sur ma liste.

C'est un vrai régal que de te lire Dieu bravo pour ce récit.




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